Le corps dit, avant les mots, les affects qui nous animent. Il est une porte multiple pour agir, le média (émetteur/récepteur) premier.
Le mouvement représente la première démarche de tout humain. C’est le creuset où le vécu affectif et relationnel donne vie à son corps.
« L’enfant ne joue pas pour apprendre, il apprend parce qu’il joue. » J. Epstein.
Nos élèves ont perdu ou peu investi la présence et l’attention à soi pour être « enchaînés » dans l’hyper-activité (voire l’hyperkinétisme) et le non respect de soi (nous dirons une non-connaissance).
Il nous faut, en priorité, reprendre le temps des éveils sensoriels (nécessité du développement des cinq sens) puis le plaisir du mouvement comme la construction du geste et la reproduction de cet acte.
Pour l’adulte, il est indispensable de développer une observation fine afin de mieux comprendre ce que l’enfant dit sans dire et pouvoir ainsi définir un niveau de développement et un plan d’actions.
Dans les lieux précédents, il ne « pouvait » pas bouger.
Ici, tout est organisé pour qu’il puisse exprimer ce besoin tout en se socialisant.
Le village permet, valorise le mouvement, défi pour un développement optimal. La rue centrale, l’Agora, la salle de motricité sont des lieux qui communiquent et dans lesquels l’enfant peut développer des attitudes corporelles.
Nous n’oublierons pas les sorties nature qui permettent également nombre d’apprentissages physiques (organiser des sorties vélos…)
Bouger est une provocation à grandir, à vivre.
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